Hypnose et guérison

Hypnose-grenoble-guerison

Parfois, la fin de la maladie n’est pas la fin de la guérison.

C’est son commencement. Le commencement d’une reconexion avec son identité et sa vitalité profondes.

Beatrice (le prénom est fictif) a survécu à un grave cancer. Il n’en reste pas de trace. Mais depuis, tout glisse sur elle.

Elle ne sent plus rien à propos de son entourage.

Elle ne parvient pas à revenir dans sa vie : celle d’avant n’a plus de sens. Celle d’aujourd’hui n’existe pas.

Tout glisse sur elle.

Sauf la nuit. Chaque nuit, des cauchemars de serpents. Plein de serpents. Ils lui font peur.

………

L’induction est rapide.

Béatrice plonge à l’intérieur d’un état d’hypnose profonde.

Je l’accompagne dans son voyage vers le cauchemar des serpents. Je l’appelle pour elle : « cauchemar ! ». Elle y entre jusqu’au cœur. Jusqu’à ce qu’il est vraiment.

Béatrice parle avec lui. Négocie quelque chose qu’elle gardera secret : elle donne au cauchemar ce qu’il a besoin et en échange en reçoit un pouvoir, une puissance. Cette puissance est offerte à la partie d’elle qui saura comment s’en servir dans le monde extérieur, réel, là bas !

…………..

Une des particularités de l’hypnose c’est qu’il permet de communiquer un même message à différents niveaux et de différentes manières.

…………..

La transe s’approfondit.

Béatrice entre à l’intérieur de la forme, des couleurs, de la substance, de cette puissance-là. Pour en faire une expérience sur un plan différent.

« On dit que les hommes de la préhistoire dessinaient sur les murs, avec de l’argile, avec du sang, avec de la cendre. Avec les couleurs des fleurs ou de la pierre. Des figures, des formes, des animaux, des choses qu’on ne comprend pas. Et qu’à l’intérieur même de ces dessins et de ces représentations, ils étaient en connexion avec des puissances très profondes. Des puissances de vie, des puissances du monde. Des puissances très sages des espèces animales avec lesquels ils étaient en lien. »

Et on dit que chaque personne sur terre peut faire ça aujourd’hui. Moi je peux le faire. Béatrice peut le faire. Parce que l’inconscient sait le faire.

Et à travers cette image-là, j’invite l’inconscient de Béatrice à la mettre en connexion avec les puissances du monde, de la vie et de l’univers dans lequel elle est.

Etre comme la montagne, comme la neige, le vent. Comme la pluie qui tombe sur la forêt. Comme les cris des oiseaux, comme les cris des animaux de la forêt, comme le bruit du torrent, plongé à l’intérieur.

Son inconscient réalise alors les transformations et mobilise les forces dont elle a besoin pour exister dans le monde extérieur, en relation avec ceux qui comptent. Pour qu’elle soit dans cette vie aussi éveillée qu’elle l’est dans celle-là.

Ce n’est qu’un transfert de puissance.

Béatrice voyage à l’intérieur de son passé. Elle retrouve des expériences. Autrefois, quand elle a appris quelque chose à propos d’elle même et à propos du monde, qu’elle ne savait pas encore. A quel point le monde était grand. Et à quel point elle avait les forces à l’intérieur qui lui permettaient de l’explorer.

Et elle découvre et comprend, comme elle le faisait autrefois quelque chose à propos de la connexion entre elle et le monde. Et quelle place est sa vraie place, reliée à ces puissances qui la nourrissent et lui donnent tout ce dont elle a besoin pour être qui elle est.

Pas juste dans les rêves ou les cauchemars. Mais dans la vie.

Dans le futur, je me demande comment elle utilisera ses pouvoirs, ses capacités, ses ressources et ses forces… pour faire avec le monde quelque chose de nouveau.

« On  dit que dans les grottes profondes, à la lueur des torches, des feux, avec les tremblements des ombres, les images de ces animaux s’animaient, bondissaient, courraient. Et quand les hommes sortaient des grottes il les voyaient à l’extérieur, vivants. En train de bondir et de courir. »

………..

 J’ai vu le serpent. Il a éclaté. Il n’était plus là. A sa place, j’ai senti que je respirai une grande goulée d’air. Et j’ai senti une telle sensation de liberté !

Ce week-end, je vais en montagne. J’ai besoin de marcher. Seule.